La Faune

 

Une multitude d'animaux peuple le Rocher. Certains sont très rares comme le crabe Gécarcinus ruricola , on le rencontre qu'en zone très sêche.

Gecarcinus ruricolas
Gecarcinus ruricolas

Par contre d'autres sont bien plus familiers.

Il existe une variété de lézards : Les anolis roquet , de couleur brunâtre, ils se confondent parfaitement avec les pierres et les branches, ce qui permet d'échapper à leur prédateur protégé sur le Rocher : Les oiseaux. 

Anolis roquet
Anolis roquet

Autrefois on trouvait des couleuvres inoffensives appelées couresses .

Les grottes du Rocher, abritent une chauve-souris appelée Brachyphylle des cavernes, existant qu'aux petites Antilles, elle a un museau en forme de groin ce qui leur vaut le surnom de chauve souris à têtes de cohon .

 

Brachyphylle des cavernes
Brachyphylle des cavernes

Elles se nourissent de nectar et de fruits et jouent un rôle très important de pollinisation des arbres des forêts sèches ( notamment: le fromager et le courbaril ) dans les disséminations des graines.

Fou brun
Fou brun

    

La Faune aviaire du Rocher du Diamant

 

 Par son inaccessibilité, le Rocher du Diamant est un site particulièrement propice à la reproduction des oiseaux marins ( noddi brun, sterne bridée, phaéton à bec rouge ).

Et même certaines espèces ne nichent pas directement sur le Rocher, elles peuvent venir s'y reposer. Ainsi par exemple , l'îlet constitue un site majeur en Martinique pour le regroupement des fous bruns.

En tout, on estime qu'un millier d'oiseaux marins fréquente le Rocher, dont plus de 300 couples nicheurs !

Le Rocher du Diamant accueille 1% de la population antillaise de noddis

bruns.

Frégate magnifique
Frégate magnifique
Phaeton à bec rouge
Phaeton à bec rouge

 

Les oiseaux: patrimoine menacé

 

 Autrefois les oiseaux marins nichant sur les côtes aux Antilles étaient nombreux. Mais actuellement, leur population est en baisse, car ils subissent de nombreuses pressions :

- dérangement des colonies par la présence humaine ( abandon des nids, et prédation accrue ) ;

- dégradation de l'habitat par les activités humaines ;

- ramassage des oeufs, voire braconnage ;

-introduction de prédateurs. Notamment, on a découvert la présence de rats qui pourraient détruire les couvées.

Il est important de les protéger pour qu'ils ne disparaissent pas de nos côtes.

Cet îlet, lieu de fixation temporaire des migrateurs, mérite une protection totale.

La limitation du nombre de visteurs est indispensable pour assurer la protection de la faune aviaire.

 

Depuis 1994, " un Arrêté de Protection Biotope " régule les activités humaines sur l'îlet et les interdit notamment entre le 1er Janvier et le 31 Août ( sauf à des fins spécifiques ), de façon à ne pas perturber les oiseaux durant la nidification.

 

Ces mesures ont permis de restreindre les menaces qui pèsent sur les oiseaux, mais une interdiction totale de débarquer serait peut être à envisager pour l'avenir.